jalousies

Zaïnab – Á CAUSE DE LEURS JALOUSIES J’AI FAILLI Y PASSER

Les Naledis, prêts pour la première histoire ?

Zaïnab*, 22 ans, belle et intelligente, a souhaité partager dans la Naledi Sô, son histoire personnelle. Cela s’est passé il y a de là 2 ans.

Comme le dit Jean Van Hamme : « dans l’art de faire du mal à son prochain, l’imagination de l’homme ne connait pas de limite ».

 

Bonjour à tous ! Moi c’est Zaïnab, j’ai 22 ans. J’ai décidé de partager, dans la Naledi Sô, mon histoire personnelle afin de vous monter et vous faire comprendre que parfois, les personnes qui nous veulent du mal ne sont pas forcément nos amis, mais proviennent de notre famille, notre chair, là où le même sang est censé couler.
Je vais vous raconter comment mes 2 grandes sœurs, Mariam et Assya, qui sont supposées me protéger, n’aimaient rien d’autre que de me voir triste, malheureuse et ne pas réussir dans la vie.
Mais comme on dit, c’est Dieu qui est sous contrôle.

Avant de commencer, je vous vais présenter ma famille et mes amies ou du moins, les personnes au cœur de cette histoire.

Il y a :

★ Mariam 25 ans, ma première grande sœur, elle est infirmière

★ Assya 24 ans, ma deuxième grande sœur qui elle fait des études en banque.

Assya et Mariam sont les deux sorcières qui ont voulu mon malheur et m’ont rendu la vie difficile.

On poursuit avec :

★ Déniba 19 ans, ma petite sœur chérie de cœur que j’aime tant, elle a toujours été là pour moi, même quand ça n’allait pas. Que Dieu me la préserve.

★ Abou 27 ans, mon grand frère, pareil, un amour qui a le cœur sur la main et la tête sur les épaules. Il est éducateur spécialisé. Je remercie chaque jour Dieu de m’avoir mis un grand frère comme lui qui n’est pas dans tous ce qui est drogue, trafic de stupéfiants, etc.

★ mes deux parents

★ et enfin Kaysha 19 ans, une amie que j’ai en commun avec Déniba et qui a à peu près vécu la même chose que moi, c’est-à-dire la jalousie de sa grande sœur.

Voilà pour les présentations. Je vais commencer par vous expliquer un peu mon train-train quotidien, avant de rentrer dans le vif du sujet. C’était il y a environ 2 ans. Á cette période, je me levais tous les matins à 7h30 pour partir en cours. Je faisais un DUT dans l’entrepreneuriat, car mon rêve est d’avoir ma propre entreprise. Je faisais la plupart du temps 8h30 – 17h00 et le soir, j’aidais 2-3 fois par jour les petits du quartier à faire leur devoir, pour me faire un petit peu de sous. J’avais donc une routine bien tracée et franchement quand je rentrais chez moi, je n’avais qu’une envie, c’était de DORMIR. Je n’avais pas de petit ami, à vrai dire ce n’était pas ma priorité.

Passons au moment où mes sœurs ont commencées à changer de comportement envers moi. Mes épreuves de DUT approchaient et j’étais aussi à la recherche d’une licence. J’étais énormément en stress de plus je ne recevais que des réponses négatives aux candidatures que j’envoyais et j’avais peur de me retrouver sans rien. Je faisais donc beaucoup de recherches sur internet, je postulais sur toutes les universités de la terre, un vrai combat. Un soir, je rentre après avoir fini d’aider les jeunes et je surprends une conversation entre Mariam et Assya. Bien évidemment, je sais très bien qu’il est très malpoli d’écouter aux portes, etc. Ce n’est absolument pas mon genre, mais là le sujet, c’était moi, donc j’écoute, sans trop faire de bruit.

**Mariam : « purée ça m’énerve, j’en ai marre de ma vie, pourquoi j’ai toujours des soucis au niveau l’école franchement ? Ça commence à m’énerver, je n’avance pas ! »


Assya : « tu dis-toi, mais regarde-moi, c’est limite si je ne suis pas au même niveau que Zaïnab, j’ai trop le mort ! »


Mariam : « je l’avoue ! Elle est trop proche de nous là, c’est abusé. Elle est tout le temps en train de faire la mariole, mais elle réussit. Je ne comprends pas ! »

Mes deux sœurs ont ratées chacune leur bac une fois, alors que moi, je l’ai eu du premier coup. Au niveau de leurs études supérieures elles stagnaient beaucoup. Elles commençaient une formation ou un cursus puis arrêtaient.

Assya : « moi non plus ! Mais là elle recherche une licence, et je n’ai vu que des lettres de refus (rire) »

Mariam : « tu n’es pas sérieuse ? (rire) C’est ça à force de vouloir faire la fille intelligente (rire), on ne réussit pas toujours (rire) »

Assya et Mariam : « (rire) »

Mariam : « est-ce qu’elle a un copain ? »

Assya : « je ne sais pas du tout »

Mariam : « il faudrait l’espionner (rire) »

Assya : « Ouiiiiiii (rire) ! Comme ça on va la piéger ! »

Franchement, quand je les ai entendues se moquer, j’ai eu très mal au cœur, mais vraiment ! Pour vous, ce n’est peut-être rien, mais pour moi mes deux sœurs qui se réjouissaient du fait que je ne trouvais pas de d’école et surtout vouloir m’espionner et me piéger… Pff, elles peuvent toujours courir. Après ça j’ai continué mon chemin comme si de rien n’était.

Quelques jours plus tard, REBELOTE, je les entends parler, mais cette fois-ci avec mes parents. Je rentrais de cours, ils ne m’ont pas entendus.

Maman : « alors les filles, vous comptez faire quoi l’année prochaine ! »

Papa : « c’est vrai ça ! Dépêchez-vous de finir vos études, vous vous mariez, vous avez l’âge maintenant ! »

Mariam : « normalement dans 2 ans c’est bon »

Assya : « moi pareil, il me reste 2 ou 3 ans aussi. Et puis maman vous dites nous, mais Zaïnab elle est pire que nous ! Tu ne vois pas toutes les lettres de refus là, on ne sait jamais, elle peut se retrouver sans rien (rire) »

Mariam : « grave, c’est dure de continuer ah ah .. »

Papa : « moi, j’ai confiance en elle, c’est une fille brillante, elle finira par trouver quelque chose »

Mariam : « il vaut mieux pour elle ! De toute façon, on verra, mais moi, je ne suis pas convaincue. Je connais plein de personnes qui ont du mal à poursuivre »

Assya : « oui même moi j’en connais ! »

Maman : « ah bon ? De toute façon, on verra Dieu est grand ! »

Là pour moi s’était trop ! Je ne comprenais pas leur problème avec moi, je ne leur avais rien fais. Je ne comprenais vraiment pas. Ce qu’elles faisaient aussi, c’est qu’elles faisaient plein de petits coups bas pour me pousser à bout.

Comme :

★ dire aux autres que j’étais mauvaise, égoïste, etc.

★ ou elles s’amusaient à déplacer mes affaires, pour que je passe des heures à chercher et être en retard en cours.

Je savais que c’était elles, parce que Déniba les a surprises et est venue me le dire. Ce jour-là, on était sorti avec Kaysha et d’autres amies.

Kaysha : « alors les filles ça fait longtemps, vous m’avez trop manqué ! Quoi de neuf ? racontez moi tout ! »

Deniba : « c’est toi, tu as disparu de la circulation ! Cette année c’est le bac ! Donc j’essaie de réviser un max »

Moi : « ah, moi aussi, c’est l’année des examens. Je n’ai pas de problème avec ça, mon petit souci, c’est que je n’ai pas encore de school pour l’année prochaine et le temps file »

Kaysha : « bon courage les filles vous allez tout péter ! Tu cherches dans quoi Zaï ? »

Moi : « une licence dans l’entreprenariat, car j’ai pour objectif d’avoir ma propre boîte. Je ne sais pas encore dans quoi, mais c’est ce que je veux faire »

Kaysha : « tu vas trouver t’inquiète ! Je vais essayer de demander à ma cousine, je sais qu’elle a fait quelque chose dans l’entreprenariat et… »

Déniba : « oh mais Zaï je ne t’ai pas dit ! « 

Kaysha et moi (très surprises) : « qu’est-ce qu’il y a ? »

Déniba : « désolé Kay, tu vois hier après-midi ? Je n’avais pas cours donc j’étais à la maison. Je voulais aller au centre commercial pour me promener et je chercher ma veste »

Moi : « oui tu l’avais oublié dans ma chambre et en rangeant je l’ai mise dans mon armoire »

Déniba : « oui et bien ce n’est pas je vois quoi !? Je commence à marcher en direction de ta chambre et plus j’avançais et plus j’entendais des chuchotements »

Moi (faisant les grands yeux) : « ne me dis pas que c’est elles qui ont caché ma carte d’identité ?!? »

Déniba : « Attends (rire) je finis, donc j’arrive, je regarde discrètement à travers la porte et je vois Mariam et Assya avec ton porte-monnaie et elles disaient « non-cache le là, c’est mieux ! » « Non sinon donne-la-moi, je la rangerai demain », « non non non ici, c’est mieux ! » 
Beaucoup de phrases de ce genre ! » 

Kaysha : « mais elles sont bizarres tes sœurs ! »

Déniba : « t’as vu ! Maintenant, je fais semblant d’entrer comme si de rien de n’était et là elles rangent vite le truc, ta carte d’identité du coup, et tu as Mariam qui fait semblant de parler d’autre chose. Après, je leur ai demandé ou était ma veste et tout puis je suis parti »

Kaysha : « mais pourquoi elles font ça !? Moi, je pensais qu’elles étaient gentilles ? »

Moi : « pff franchement pathétique, je préfère même ne pas parler, tranquille, je ne vais même pas batailler »

Honnêtement ça me saoulait, mais je ne voulais pas rentrer dans leur jeu, du coup je ne disais rien. J’ai fini par retrouver, oui, ma carte qui était soi-disant “tombée en dessous du lit”.
Ce qui me faisait marrer, c’est que devant moi elles étaient “parfaites” mais derrière mon dos de vrais diablesses.

Plus les jours passaient moins elles me parlaient, elles me dévisageaient, MAIS, je dis bien mais j’étais toujours leur centre d’intérêt (rire), dans le sens où elles ne parlaient que de moi. Au bout d’un moment, je me suis dit c’est de la jalousie. Tu ne peux pas faire ça à une personne et en plus quelqu’un de ta famille quoi.

Autre exemple, un jour, j’avais demandé à Mariam, qui se rendait au centre commercial, de me prendre un sac que j’avais vraiment apprécié à H&M. Je ne pouvais pas y aller, car je devais aider les jeunes du quartier. Du coup, je lui montre la photo, lui dit où est le sac, je lui donne l’argent et elle me dit que pas de soucis elle va me l’acheter. C’était assez urgent, car j’avais une fête le lendemain et je voulais être sapé comme jamais (rire). La journée passe, je rentre chez moi en fin d’après-midi, 18h15 par là, pas de Mariam en vue… Donc ok elle doit s’en doute être encore là-bas. Une heure après, elle arrive les bras bien chargés, dans ma tête je me disais “yeah j’ai mon sac”, je jubilais !

Moi : « hey salut ! Alors tu as mon sac ? »

Mariam (qui me répond très froidement et limite en me dévisageant) : « Non ! Je n’ai pas eu le temps d’aller et de toute façon, on m’a dit qu’il n’était plus en vente »

Moi (très surprise) : » c’est une blague ? Je suis passé avant-hier la dame m’a dit que ce sac se vendra pendant 1 mois max… Je n’avais pas l’argent le jour même, c’est pour cela que je n’ai pas pu l’acheter sur le coup… »

Mariam : « ben je ne sais pas, mais dans tous les cas, je ne l’ai pas, donc ne me casse pas la tête »

Á ce moment-là, je n’avais plus les mots… Mais plus du tout !

Moi : « ok … et mon argent !? »

Mariam : « ouais, je vais te les rendre après parce que je n’avais pas assez de tunes pour un truc et donc j’ai utilisé » 

Moi : « tu n’es pas sérieuse là !? Même pas tu me demandes ? T’utilise comme ça, la vie est belle ? »

Mariam : « c’est bon ! Je t’ai dit que je vais te les rendre après, bouge de là ! Vas y sors de ma chambre »

Elle me pousse vers la porte, tranquille…

Moi : « non.. Mais je rêve… Tu as intérêt à me les rendre Mariam »

Mariam : « ouais, bouge ! »

Je lui avais passé 40€, le sac coûtait 39,90€. Je retourne dans ma chambre et je cogite, je parle toute seule, insulte, je devenais folle. 10 min plus tard Déniba rentre dans ma chambre avec Kaysha. J’avais limite les larmes aux yeux parce que j’étais très fatigué de ses filles (Assya et Mariam).

Déniba : « hey qu’est-ce qui se passe, j’ai entendu du bruit au couloir ? »

Moi : « c’est cette grosse c*** là ! Je lui passe de l’argent pour qu’elle aille m’acheter le sac dont je t’avais parlé et non seulement elle ne le l’achète pas, mais en plus, elle utilise mon argent et me dit qu’elle va me le rendre après ! Franchement, j’en ai marre ! »

Kaysha : « je ne veux pas me mêler de vos histoires de famille, tu vois, même si je suis vraiment proche de vous, mais voilà si je peux me permettre pour moi, elles sont jalouses, c’est de la pure jalousie. »

Déniba : « ouais, moi aussi, je pense que c’est ça, parce que c’est abuser de persécuter quelqu’un comme ça, c’est trop ! »

Moi (commençant à pleurer) : « mais je ne leur ai rien fait, c’est ça le problème. J’aurais fait quelque chose d’accord, mais là non je n’ai absolument rien fait. »

Kaysha : « mais tu n’as pas besoin de faire quelque chose. Regarde-toi, tu es belle, très belle, plus belle qu’elles, tu es intelligente, tu fais craquer les hommes (rire), tu travailles bien à l’école et tout donc pour moi, c’est ça en fait. »

Moi : « oui, mais c’est bon, qu’elles se prennent en main alors, inutile de cracher la haine sur moi »

Après ça elles m’ont réconforté, ça m’a fait beaucoup de bien. Kaysha nous a raconté aussi que sa grande sœur avait réussi à faire en sorte qu’elle rompt avec son copain.

Mes sœurs et moi ne nous adressons plus la parole. On ne se disait ni bonjour ni au revoir, RIEN !
Mon grand frère était venu me parler à ce sujet en essayant de me convaincre d’aller leur parler. Lui aussi avez quelques conflits avec mes sœurs, mais c’était normale.

Abou : « Zaï fait un effort, parle leur même si je sais que c’est compliqué « !

Moi : « non, franchement c’est mort ! Elles me font la misère tout le temps alors que je ne leur ai rien fais ! »

Abou : « ah ouais !? Elles ont fait quoi ? »

Je commence lui raconte tout et il était choqué, au point de ne plus avoir les mots.

 

Moi : « tu vois ! Donc non, elles ne m’intéressent pas du tout ! »

Abou : « mais elles sont sérieuses là ? Je vais les frapper, elles verront ! »

Moi : « non laisse tombé, je m’en fiche je n’ai rien fais, je suis claire avec ma conscience donc voilà ! »

Puis on a changé de conversation.

Place au JOUR J ! Ce jour-là, je devais me rendre à mon épreuve de DUT, j’allais être en retard, j’étais assez pressé, donc go ! Je prends ma voiture (j’avais le permis depuis quelques mois), sauf qu’elle ne veut pas démarrer, j’essaie encore, en vain ! J’attends un peu, je stresse, le temps passe, j’essaie une dernière fois et ça démarre enfin ! Je prends la route. Je roule tranquillement et à un moment donné, arrivé à un feu, j’essaie de freiner mais ça ne fonctionne pas sur le coup. J’ai vraiment eu peur, mais je me suis dit que j’avais peut-être mal appuyé.


Je continue ma route et rebelote, je freine, mais j’ai dû appuyer comme une folle sur le frein. Là, je commençais vraiment à flipper, mais il fallait que je me rende à mon épreuve. J’arrive sur l’autoroute, les vitesses s’enchaînent. Ce n’était pas trop bouché, parfait, je vais arriver à l’heure. Au bout de 5 min, les voitures commencent à ralentir, je ne comprends pas pourquoi. J’étais à 110, j’essaie de freiner, mais je n’y arrive pas, j’appuie, j’appuie, ça ne fonctionne pas ! Je commence à pleurer, à stresser, prier de toutes mes forces. La voiture devant moi est de plus en plus proche, de plus en plus proche ! Je crie comme une malade et la BOOM ! Je fonce dans la voiture devant moi ! Puis trou noir…

Je me réveille sur un lit d’hôpital, j’ai mal partout, je vois flou, j’essaie de bien ouvrir les yeux, mais c’est trop compliqué, j’ai l’impression que mes yeux pèsent 2 tonnes, j’entends des pleurs, des cries, des prières… puis je me rendors.
Á un moment donné, je ne sais pas si je rêvais ou quoi, mais j’entends une voix qui disait « Zaï pardonne-moi, c’est de ma faute, put***, je n’aurais jamais dû, seigneur pardonne-moi, Zaî réveille-toi, je t’en supplie, je te ferais plus jamais de mal s’est promis ma petite sœur… »
J’avais tellement plus de force que d’ouvrir mes yeux était trop compliqué pour moi. Bouger était pire et à force de rester dans la même position, j’avais des fourmis dans tout le corps, et je ne pouvais rien y faire.
Peu de temps après, je me re-réveille, je vois Déniba et Kaysha. Je n’arrivais pas à parler donc je bouge tant bien que mal pour qu’elles me remarquent.

Déniba : « Zaï !? Oh Zaï tu es réveillé ? Au Dieu merci merci merci merci »

En s’approchant de moi, elle me sert fort, me fait mal et de là, j’ai poussée un petit crie.

Kaysha : « Zaï ? Tu vas bien ? On pensait que n’allait jamais te réveiller »

Moi (essayant de parler) : « J’.. J’ai.. m.. ma.. mal… par… tout… ».

Déniba (les larmes aux yeux) : « ma pauvre… Dieu merci tu t’en es sorti… tu aurais pu y passer » 

Moi : « ça.. f.. fait…com… bien..d…de..temps..que… »

Déniba (me coupant la parole) : « ça fait presque 3 semaines, on a tous eu très peur. Tu as fait un accident de voiture, un grave accident même. »

J’avais perdu la notion du temps pour moi, j’avais l’impression que ça faisait seulement deux heures que j’étais là, mais en fait non ! Presque 3 semaines ! Mes jambes et mes bras étaient plâtrés, j’avais aussi quelques pansements sur le visage.

Kaysha : « ouais, apparemment, tes freins ont lâché et c’est ce qui a causé l’accident »

Je voulais leur expliquer le déroulement de l’accident, mais j’avais vraiment du mal à parler, du coup, j’ai lâché l’affaire. Elles sont restées un peu avec moi, puis sont parties.
Deux semaines plus tard, j’allais mieux j’avais moins mal et j‘arrivais à parler. Ma famille était venue me rendre visite. J’ai tout de suite remarqué le comportement étrange de Mariam et Assya. Elles n’osaient pas s’approcher et rester en retrait, alors que d’habitude, on les entend bien. 
Ma mère me demande comment s’est passé mon accident, je lui explique tout de A à Z en lui faisant bien comprendre que je trouvais ça bizarre que mes freins aient un problème. Elle aussi s’interrogeait.

Plus on parlait plus je voyais Assya qui sanglotait. Jusqu’au moment où Abou dit “si je trouve la personne qui a saboté tes freins je la tue !!!” Mon frère était très très remonté, en colère, je pouvais lire la haine dans ses yeux. Ça m’a touché, attristé et moi aussi, je voulais savoir qui a pu toucher à mes freins. Ma famille reste un peu puis part.

Le lendemain, alors que je regardais la télé, je reçois étrangement la visite d’Assya. Il est vrai que j’étais surprise, mais j’étais d’autant plus surprise, car elle était toute seule.
Il y avait un froid glacial, comme des mauvaises ondes. Elle entre, me salue et je ne sais pas ce qui me prend, je lui dis d’un ton sec, « c’est toi qui as saboté mes freins ? ». J’ai vu à son visage qu’elle était choquée. Elle a baissée les yeux et ne m’a pas répondu.

Moi : « sort je ne veux pas te voir… »

Assya (en pleurant) : « Zaï ce n’est pas moi, je te le jure ce n’est pas moi, j’y suis pour rien, c’était une idée de Mariam. Je ne pensais pas que ça aller aussi loin. Je te demande pardon… »

Moi : « tu te fous de moi, j’ai failli mourir ! Regarde où je suis, comment je vais passer mes épreuves hein !? Vous m’avez fait ça, alors que je ne vous ai rien fais « 

Assya : « oui, c’est vrai, tu as entièrement raison. Pardonne-moi »

Á ce moment là, je ressentais une haine pas possible, de la colère, mais en même temps de la tristesse.
Elle est restée environ 20 min, personne parlé, on regardait la télé. Je voulais la frapper, l’étrangler, l’insulter, mais en même temps lui dire “je te pardonne, ce n’est pas grave, je suis toujours en vie” mais je n’ai rien fait.
Elle se décide à partir, me fait un bisou sur le front puis me dit en partant « Zaï … Tu.. Tu peux ne rien dire aux parents s’il te plaît… ? »
Je ne l’ai pas regardé, je n’ai pas répondu et elle est partie.
Dès qu’elle a fermé la porte, j’ai pleuré. Je ne comprenais pas pourquoi elles m’avaient fait ça, j’étais dans l’incompréhension totale.

Quelques semaines plus tard je sors de l’hôpital, j’ai pu repasser mes épreuves à la fin des grandes vacances, c’était même une chance sinon je devais redoubler. J’ai obtenu mon DUT, à ma grande surprise et trouvé une licence bien que j’aie fait ma rentrée après tout le monde.
J’ai pardonné à Assya. Á ma sortie, on en a reparlé et elle m’a expliqué que l’idée venait de Mariam, qu’elle a pris mes clés à mon insu et a demandé à quelqu’un de saboter ma voiture.
Mariam n’est jamais venue me parler de ça. Elle fait comme si elle n’avait rien fait.
J’ai décidé de ne pas le dire à mes parents, je ne l’ai même pas dit Déniba, Abou et Kaysha, de peur que ça détruise ma famille.

Aujourd’hui, Assya et Mariam se parle moins, on va dire qu’Assya a changé de clan (rire). Avec Mariam on ne se parle pas plus que ça, je sais qu’elle sait que je sais, mais pour elle, elle n’a rien fait.

Je finis de vous raconter mon histoire, en disant que chaque chose que nous vivons est l’œuvre de Dieu donc je l’accepte, je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort. Au contraire Dieu m’a béni, car il m’a permis de survivre, de reprendre des forces et de guérir. Grâce à lui je m’entends mieux avec ma sœur Assya, elle est même beaucoup aux petits soins pour moi (la culpabilité je pense). Sans l’aide de Dieu et sa belle parole, je ne lui aurais jamais pardonné.
Si j’ai dû vivre ces épreuves difficiles, c’était aussi pour comprendre qu’Assya et Mariam m’admiraient en fin de compte et ont essayé de me voler ce que j’avais, ou plutôt ce que j’essayais de construire (mon avenir).
Je ne suis pas rancunière, loin de là, je leur pardonne, mais une chose est sûr, je n’oublierai jamais.

Merci à tous de m’avoir lue, que la bénédiction de Dieu soit sur vous !

 

– Zaïnab

 

Naledi Sô★★

___________________________

*Les prénoms ont été modifiés

**Les conversations sont approximatives

2 réflexions au sujet de « Zaïnab – Á CAUSE DE LEURS JALOUSIES J’AI FAILLI Y PASSER »

Laisser un commentaire